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Posted Feb 20, 2018, 6:20 PM
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A little flurry of newspaper articles about the west's study came out in LeDroit today. The first two talk about the puzzling MTQ study guidelines which seem to ignore Ottawa and interprovincial transportation, and how the transport minister (and MNA for Aylmer) is working to ensure that the second complimentary study will focus more closely on it.
The third is about how the transport minister isn't overly concerned about the required investment, and is encouraging the city to not limit itself to the cheapest possible option.
Both of these things bode well for light rail. Or at the very least, it indicates that BRT/BRT-lite is no longer the defacto option as it was just 2-3 years ago. There's an appetite on all levels to go further than a 15-year stopgap system.
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Univers Parallèle
CHRONIQUE / C’est à croire que Transports Québec vit dans un univers parallèle à la Stranger Things.
Je parle de cette nouvelle étude pour améliorer le transport en commun dans l’ouest de Gatineau et solutionner les problèmes croissants de congestion routière dans le secteur Aylmer. Une étude que le ministère québécois des Transports (MTQ) a commandée en 2011 et qu’il a ensuite mis des mois et des mois à rendre publique…
Or qu’est-ce qu’on a appris vendredi, lors du dévoilement tant attendu de cette étude sur le Rapibus de l’Ouest ?
Que le MTQ n’a pas demandé aux consultants de tenir compte d’un détail pourtant incontournable dans l’analyse des différents scénarios : la réalité frontalière. Vous avez bien lu : on a fait comme si Ottawa n’existait pas, comme si 40 % des déplacements effectués par les Gatinois ne se faisaient pas vers un lieu de travail situé à Ottawa.
À qui la faute ? À un mystérieux « guide ministériel » du MTQ qui ne permettait pas d’analyser les possibilités d’arrimage avec le système de transport ottavien. Et bien si le guide était inapproprié, il fallait changer le guide ! Parce qu’aujourd’hui, on se retrouve avec une étude d’un demi-million qui ne répond que partiellement aux nombreuses questions qu’on se pose sur la meilleure solution à retenir pour le futur lien rapide vers l’Ouest.
Parfois, c’est à se demander sur quelle planète vivent les gens du MTQ. Ils n’entendent pas ce qui se dit autour d’eux ? Les maires d’Ottawa et de Gatineau ne cessent d’insister sur la nécessité de bien arrimer leurs deux systèmes de transport en commun. On vient même de créer une instance interprovinciale pour mieux coordonner les efforts en ce domaine.
Quand la Ville d’Ottawa a produit son étude de faisabilité pour l’O-Train, elle a tenu compte du taux d’achaladange de toute la grande région d’Ottawa-Gatineau, pas seulement d’Ottawa. Pourquoi le MTQ n’a-t-il pas fait pareil ? Surtout dans le contexte actuel, où les politiciens de tout acabit se montrent de plus en plus déterminés à faire tomber les barrières interprovinciales.
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Le nouveau ministre québécois des Transports, André Fortin, semble résolu à réajuster le tir. Il a admis que Québec doit cesser d’intervenir en Outaouais comme si l’Ontario n’existait pas. C’est vrai en transport commun, mais je dirais que ça l’est aussi en santé, en éducation, en développement économique, en tourisme… Cette façon de concevoir l’Outaouais comme une planète isolée du reste de la galaxie est contre-productive et alimente cette impression bien ancrée que la région est la grande oubliée du Québec.
Ceci dit, l’étude du MTQ nous apprend au moins deux choses utiles.
D’abord qu’un service rapide par autobus vers Aylmer deviendrait saturé très rapidement et n’est donc pas une solution viable à long terme. Bien que beaucoup plus chère, l’option d’un tramway/train léger mérite donc d’être considérée très sérieusement. D’autant plus que le fédéral est prêt à ouvrir ses goussets pour financer ce genre de projet et que Gatineau se doterait alors d’une technologie compatible avec celle de sa voisine Ottawa.
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Une réalité régionale oubliée
L’étude rendue publique avec un an de retard par la STO, vendredi dernier, sur le futur lien rapide de transport en commun vers l’ouest fait la démonstration que le ministère des Transports du Québec doit changer ses façons de faire en Outaouais, reconnaît le ministre André Fortin.
Cette première analyse réalisée par le consortium Roche-Genivar révèle qu’un système rapide par bus (SRB) est l’option la plus avantageuse par rapport aux coûts, malgré son « risque important de saturation à long terme ». Il en coûterait environ 200 millions $ pour un SRB, alors que l’aménagement d’un système léger sur rails pourrait s’élever à plus de 800 millions $. L’étude ne prend toutefois pas en considération l’arrimage avec le système de train léger déployé à Ottawa, la population qui transite chaque jour entre les deux rives et l’impact sur la valeur foncière des propriétés avoisinantes au tracé.
« L’étude a quand même relevé certains points fondamentaux qu’il fallait mesurer, mais il va falloir s’assurer, à l’avenir, qu’à chaque fois qu’il y a une étude faite en Outaouais de bien prendre en considération la réalité régionale, a affirmé le ministre Fortin en entrevue avec Le Droit. On ne peut pas ignorer qu’il y a une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants à quelques mètres de chez nous. On ne peut pas ignorer non plus qu’une grande partie de la population se déplace d’une rive à l’autre chaque jour. »
Les processus internes au MTQ et les façons concrètes de travailler de ses fonctionnaires en Outaouais sont ainsi appelés à changer pour éviter d’autres études qui ignorent complètement la réalité régionale. Des critères d’évaluation propres à l’Outaouais seront développés.
" Dans les processus internes du MTQ, il faudra maintenant s’assurer que lorsqu’on étudie l’Outaouais, qu’on étudie la réalité des gens et non pas simplement en fonction de nos critères habituels, a ajouté le ministre. Quand on va entreprendre des études en Outaouais, que ce soit sur la circulation automobile, les projets de transport en commun ou encore les études origine-destination des citoyens, il faudra s’assurer de considérer que les gens n’arrêtent pas leur trajet une fois arrivés devant un pont. "
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Cette reconnaissance par le ministre des Transports du Québec des limites de cette première étude devrait rassurer le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, et la présidente de la STO, Myriam Nadeau qui ont tous deux émis des réserves, vendredi, à la suite de sa publication par le transporteur public. « Quand Ottawa a produit son étude de faisabilité pour l’O-Train, elle a pris en compte le taux d’achalandage de la grande région d’Ottawa-Gatineau, la STO devrait faire de même », a indiqué M. Fergus. Mme Nadeau a affirmé qu’il était du « devoir » de la STO d’aller au-delà des conclusions de cette étude.
Le ministre Fortin a mentionné qu’il avait « hâte » de voir les résultats de la deuxième étude -attendue dans un an- sur le lien rapide vers l’ouest. « Elle est nécessaire, dit-il. Elle viendra vraiment préciser quel type d’infrastructure et quels tracés sont les plus souhaitables », a-t-il ajouté.
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Fortin ne s’arrête pas aux prix
Un système rapide par bus (SRB) pour desservir la population d’Aylmer est voué à une saturation à long terme et attirerait moins de non-usagers à utiliser le transport collectif qu’un train léger. Ces deux données issues de l’étude publiée par la Société de transport de l’Outaouais (STO), vendredi, interpellent particulièrement le ministre des Transports du Québec, André Fortin.
«Quand on parle de projets majeurs d’infrastructure, d’investissements publics majeurs de la part des gouvernements, on ne peut pas penser uniquement à court terme, insiste M. Fortin. Il ne faut pas simplement s’arrêter au prix, mais il faut aussi s’assurer d’avoir un système qui sera utilisé par un maximum de personnes. Il ne faut surtout pas s’empêcher d’innover, de regarder ce qui se fait de mieux, ce qui se fait de mieux pour demain. Il ne faut pas s’attacher les mains avec un projet ou un autre avant d’avoir les résultats de la deuxième étude. Moi, je veux qu’on me présente les projets les plus ambitieux possible.»
Même si le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, ainsi que le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ont déjà fait leur lit quant au mode de transport à privilégier pour desservir l’ouest de la ville au cours des prochaines décennies, le ministre Fortin, pour sa part, se garde bien pour l’instant de prendre clairement position en faveur d’une technologie ou une autre.
Ce dernier est toutefois clair quant aux attentes qu’il a envers le prochain grand projet d’infrastructure à Gatineau. «Moi, j’ai une préférence pour un système qui est bien arrimé avec celui d’Ottawa, dit-il. Je veux un système qui prend en considération les besoins réels de la population d’aujourd’hui, mais aussi de celle de demain. On voit les projets [de transport] à Ottawa. Nous, on veut rendre la vie la plus simple possible aux citoyens. Si on veut leur éviter un maximum de correspondances et de contraintes, il faut y penser. Il faut rendre l’utilisation du transport en commun la plus simple possible. C’est d’ailleurs un critère important qui fait en sorte que les gens prennent ou ne prennent pas le transport en commun.»
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