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Posted Jul 11, 2023, 12:47 PM
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LeDroit going all out calling it Autoroute Guy Lafleur.
My preference is to stick to the rail corridor, with MUP. Keep tracks where they are (why add extra cost to move them if it's not necessary?)
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Le Rapibus vers l’Aéroport: «il faut avoir ce service-là»
Daniel LeBlanc, Le Droit
23 juin 2023

Les conseillers Edmond Leclerc et Jean Lessard, qui siègent tous les deux au conseil d'administration de la STO, sont unanimes sur la nécessité de prolonger le Rapibus vers l'est de Gatineau. (Etienne Ranger)
Avec des artères comme les boulevards Lorrain, Saint-René et Maloney qui deviennent des «goulots d’étranglement» aux heures de pointe de même que les projets résidentiels additionnels dans les cartons dans l’est de Gatineau, le conseiller municipal Jean Lessard est formel: le prolongement du Rapibus vers le secteur de l’Aéroport est plus qu’essentiel.
«Le Rapibus va passer en plein dans le quartier (de la Rivière-Blanche, qui comprend entre autres le secteur Cheval-Blanc) et les gens ne seront plus obligés de prendre leur véhicule pour se rendre dans un stationnement (pour utiliser le transport collectif), ils vont pouvoir s’y rendre à pied, en vélo, etc. Ça va être au coeur du quartier, ça va être beaucoup plus rapide, avec tous les détours qu’on vit présentement, la circulation. On parle beaucoup de l’ouest (de la ville de Gatineau), à quel point c’est congestionné, mais ici le matin, ce l’est. Ça va être un atout pour le quartier, surtout qu’il y a encore du développement qui s’en vient. Il faut avoir ce service-là», plaide le conseiller municipal.
Depuis le début juin – il est d’ailleurs encore possible de s’exprimer jusqu’en fin de journée vendredi –, en marge de la deuxième étape de cinq en préparation à ce projet, la Société de transport de l’Outaouais (STO) tâte le pouls du public en vue de statuer sur le tracé éventuel de ce prolongement du système rapide par bus. Trois scénarios de même que deux possibilités de prolongement vers l’autoroute Guy-Lafleur (A-50) sont proposées aux citoyens. Au total, puisque chacune des options se redivise avec certaines particularités, neuf solutions possibles sont sur la table pour que le Rapibus se connecte au boulevard de l’Aéroport d’ici quelques années.
Un projet dont la nécessité n’est plus à prouver, estime lui aussi Edmond Leclerc, vice-président de la STO, qui assure que l’opinion citoyenne aura un grand poids pour la suite des choses.
«Pour le transport en commun de toute la ville, la Rapibus est notre actif majeur de transport structurant. Ce prolongement, c’est de compléter une vision qui à la base comprenait ce tracé-là, jusqu’à l’Aéroport. Les démarches que l’on fait, ce n’est vraiment pas futile, c’est extrêmement important, parce qu’on veut être certain que la population est derrière nous. Les premiers sondages ont été très clairs à cet effet-là, maintenant on veut confirmer le tracé et aller de l’avant avec un mandat très, très clair, évidemment par le conseil d’administration de la STO mais aussi par une adhésion sociale», lance-t-il.
Les résultats de la première consultation publique réalisée par le transporteur public l’hiver dernier était somme toute catégorique: 91% des répondants se sont dits très ou assez favorables au projet de prolongement reliant les boulevards Lorrain et de l’Aéroport. Les résultats de la deuxième consultation seront quant à eux dévoilés à l’automne.
«Se garder toutes les portes ouvertes»
Pour M. Leclerc, chacun des scénarios envisagés a ses avantages et inconvénients, mais il importe de se «garder toutes les portes ouvertes (et) de ne pas avoir à la base une opinion bâtie sur le meilleur scénario».
«Le but, c’est d’avoir ce retour-là du citoyen, on veut comprendre quels seront les facteurs positifs de par exemple prolonger jusqu’à l’autoroute (Guy-Lafleur) ou pas, C’est exactement pour répondre a ces questions qu’on fait une autre phase de consultation, pour préparer le meilleur projet possible. [...] On donne le choix des scénarios imaginables aux gens, ensuite on va étudier la faisabilité. Il y aura des entrants sur la faisabilité de chacun des scénarios et c’est ça qui va nous guider pour savoir quel est le meilleur», note-t-il, spécifiant que le choix final va avoir une influence à la fois sur l’échéancier et la facture, qui sont loin d’être déterminés.
Qu’importe le trajet privilégié par les citoyens, le besoin est là, insiste Jean Lessard, dont le district est le quatrième plus populeux à Gatineau. À proximité de l’autoroute 50 et du boulevard Lorrain, deux projets résidentiels – l’un de 200 et l’autre de plus de 1000 portes – sont dans le collimateur. Les jeunes familles y sont aussi très nombreuses alors que dans un rayon d’un kilomètre, on compte quatre écoles primaires. Une cinquième a été réclamée au ministère de l’Éducation l’an dernier.
«Les boulevards Saint-René et Lorrain, aux heures de pointe du matin et de l’après-midi, ça congestionne de plus en plus, on l’entend aux bulletins de circulation (à la radio) maintenant. Je n’entendais pas ça dans le passé. Il faut trouver des solutions pour que les gens puissent mieux circuler. Si les gens peuvent se rendre à destination plus rapidement sans se casser la tête, peut-être qu’ils vont adhérer (au transport collectif)», explique-t-il.
Un secteur en plein développement
L’élu, qui a siège aussi au conseil d’administration de la STO, admet également qu’avec la croissance à grand V du parc industriel en bordure de l’Aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa, la nécessité d’améliorer l’offre de service en transport en commun est primordiale.
«Il ne faut pas oublier qu’on a une école de pilotage (Select Aviation) où il y a 200 étudiants, la plupart viennent de l’extérieur pour étudier ici mais ils ont besoin d’un bon moyen pour se rendre et présentement il n’y a pas ce service. Oui, on fait des ajustements, mais on doit pouvoir se rendre aussi près des commerces et industries, les gens vont peut-être délaisser leur auto. En ce moment, il y a des navettes pour les étudiants. [...] Ça va se développer encore plus avec tout le possible déménagement des entreprises avec le futur hôpital (en raison des expropriations prévues dans le parc industriel dans le secteur Hull, le long de la rue d’Edmonton)», dit-il.
À ce sujet, M. Leclerc, qui agit aussi comme président de la Commission de développement économique, précise que les entreprises qui devront être relocalisées en raison de la construction éventuelle du futur Centre hospitalier affilié universitaire de l’Outaouais n’ont pour l’heure reçu qu’un avis de réserve et non celui d’expropriation, si bien que les pourparlers pour les sites privilégiés pour des déménagements demeurent très préliminaires.
Jean Lessard souligne que des études de circulation ont prouvé que des améliorations aux infrastructures sont nécessaires dans le secteur de la bretelle de sortie du boulevard de l’Aéroport, notamment avec l’ajout de feux de circulation.
Selon Edmond Leclerc, le probable feu vert pour un prolongement du Rapibus dans l’est de Gatineau ne va pas en contradiction avec le fait que l’ouest de la ville n’a toujours pas de réseau structurant pour le transport collectif.
«Il ne faut pas oublier que c’est un réseau qu’on développe. L’ouverture jusqu’au boulevard de l’Aéroport va aider l’étudiant qui habite dans le secteur Hull à se rendre à l’aéroport pour travailler durant le jour. C’est un exemple pour dire qu’on développe un réseau dans son ensemble et évidemment qu’il ne faut pas voir ça à la pièce, c’est de la mobilité. Ça profite même aux automobilistes, ceux qui n’ont pas le choix d’être sur les routes, parce que ça va être moins congestionné», affirme-t-il.

Les grandes lignes des scénarios proposés pour le prolongement du Rapibus vers le boulevard de l'Aéroport. (Courtoisie STO)
L’étude d’opportunité au sujet du prolongement du Rapibus vers le boulevard de l’Aéroport, menée par la firme CIMA + et dont les différents stades se déroulent un peu comme un «entonnoir», se conclura au printemps 2024. Une fois la recommandation finale adoptée, la STO pourra cogner à la porte de Québec pour obtenir du financement.
Les tracés proposés pour prolonger le Rapibus d’environ trois kilomètres sont, entre autres, de suivre le corridor ferroviaire actuel sans déplacer le rail puis en ajoutant deux stations au réseau (Cheval-Blanc et Aéroport). Le même scénario incluant un déplacement du rail vers le sud est aussi parmi les choix.
Un autre des scénarios proposés suggère que les autobus empruntent le boulevard Lorrain vers le sud puis le boulevard Maloney vers l’est, avec ajout sur certains tronçons de voies réservées (centrales dans les deux directions sur Maloney, unidirectionnelles sur Lorrain) et de feux de circulation. Le long du corridor ferroviaire existant, une piste multifonctionnelle (vélo, marche) serait aménagée jusqu’au boulevard de l’Aéroport.
Le prolongement vers l’autoroute Guy-Lafleur et l’aéroparc est aussi proposé selon certaines variantes, c’est-à-dire sans voie réservée (les autobus seront inclus dans la circulation automobile), avec aménagement d’un terminus et d’un stationnement incitatif à proximité de la bretelle de sortie de l’autoroute. Un prolongement vers l’autoroute avec voies réservées centrales avec aménagement d’un terminus et d’un stationnement incitatif de même que d’une nouvelle station est aussi proposé.
Si un prolongement du Rapibus vers l’axe autoroutier n’est pas retenu, le terminus et le stationnement incitatif seraient aménagés en bordure du boulevard de l’Aéroport à la hauteur du corridor ferroviaire ou du boulevard Maloney.
«Les scénarios de prolongement du Rapibus entre Lorrain et de l’Aéroport n’influencent pas le choix de la variante de prolongement vers l’A-50. Pour tous les scénarios, toutes les variantes sont possibles», précise la STO.
Rappelons que le nouveau tronçon du Rapibus reliant les boulevards Labrosse et Lorrain, long de 2,8 kilomètres, doit être mis en service dans la dernière semaine d’août.
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https://www.ledroit.com/actualites/actua...e-service-la-YFQXHBYSGRHXHIO7GVEGJJXO5U/
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