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Pierre-André Normandin
Le Soleil
Québec
Québec tient à développer D’Estimauville pour éviter de transformer Sainte-Foy en véritable stationnement à ciel ouvert. Déjà que la circulation dans le secteur des centres commerciaux «approche de la saturation», reconnaît le directeur des transports à la Ville, Marc Des Rivières.
Devant la multiplication des projets à l’embouchure des ponts, la Ville a tenté d’évaluer l’impact d’un développement effréné de Sainte-Foy sur la circulation. Et à en croire la simulation informatisée, le réseau routier serait incapable d’absorber le débit d’automobiles. À chaque feu de circulation, les automobilistes auraient à patienter plusieurs cycles de lumières.
Si des projets voient le jour sur les 27 terrains disponibles actuellement dans ce secteur, Québec estime que de 9000 à 14 000 automobiles viendraient s’ajouter aux heures de pointe, faisant doubler, tripler et même quadrupler la circulation sur certaines artères.
Sur le boulevard Laurier en face de l’Université Laval, 2500 véhicules circulent tous les matins. Selon les résultats de la simulation, 4000 voitures chercheraient à emprunter cette voie. Avec une circulation déjà passablement dense, Hochelaga risque de voir sa circulation quadrupler par endroits, comme à l’intersection de l’Église où la projection en anticipe 7350, contre 2000 aujourd’hui.
Marc Des Rivières se fait toutefois rassurant. «On n’a pas atteint un niveau de saturation, mais on en approche aux périodes de pointe et on le sent. On commence à observer un phénomène de circulation de transit dans les rues résidentielles», confie le directeur des transports. Un problème qui touche tout particulièrement le secteur tout juste au sud du boulevard Laurier.
Une consultation publique doit être menée en octobre auprès des résidants du quartier pour évaluer comment atténuer le problème. «Pour contrôler la circulation de transit, il ne suffit pas d’ajouter des dos-d’âne ou des arrêts. Il faut avoir des moyens plus rigoureux. Avec un dos-d’âne, on réduit seulement la vitesse, on n’élimine pas les véhicules», indique M. Des Rivières qui n’a pas voulu dévoiler pour l’instant les solutions à l’étude.
Chose certaine, Québec promet de travailler sur «les portes d’entrée du quartier» pour en limiter l’accès aux automobilistes. Reste à voir comment limiter l’impact sur les résidants.
Relance retardée
Sombre ironie, tandis que le secteur D’Estimauville est vu comme la solution pour éviter un engorgement à l’ouest, sa relance est minée par le développement de Sainte-Foy. D’ici 2011, 10 nouvelles tours à bureaux seront construites à Québec, dont les trois plus importantes se trouveront le long du boulevard Laurier.
«À la fin 2011, le taux d’inoccupation va être en équilibre à 7 % (ndlr : contre 3,6 % actuellement). On va entrer dans une situation où un nouveau projet pourrait mettre le marché en déséquilibre», explique un économiste de la Ville, Jean-Pierre Lessard.
Au boom immobilier que connaît Québec, une pause devrait donc survenir en 2012-2013, retardant la relance de D’Estimauville. Même la «consolidation» de Saint-Roch est compromise, note M. Lessard qui assure toutefois ne pas avoir constaté de ralentissement dans le développement du quartier.
saturation ... donc je crois que des tours de 17 15 et même 10 étages seront interditent à Ste-Foy dans l'avenir car le boulevard Laurier est presque saturé ... et misère ... pourtant ce serait la meilleur place pour développer un vrai centre ville avec de grandes tours à bureaux mais au lieu de cela on va s'éparpiller un peu partout avec des cubes de 10 étages