De la machinerie sur le site du nouvel hôpital dès le cœur de l’été
Par Daniel LeBlanc, Le Droit
19 mai 2026 à 04h00
C’est une question de semaines avant qu’il y ait de la machinerie sur le site Asticou, où sera érigé le futur Centre hospitalier affilié universitaire de l’Outaouais. Un appel d’offres visant entre autres la démolition d’édifices et la réhabilitation de sols contaminés a été lancé au début du mois.
La Société québécoise des infrastructures (SQI) cherche à obtenir d’ici le 19 juin des soumissions pour la réalisation des travaux préparatoires sur le terrain de 173 000 mètres carrés acquis pour la somme de neuf millions à la fin mars.
L’appel d’offres vise la déconstruction de bâtiments d’environ 53 500 m2 comprenant un à deux étages hors sol et un sous-sol, la conservation d’un bloc du bâtiment et d’une remise extérieure, de même que la réhabilitation des sols contaminés, qui représentent environ 12 850 tonnes métriques.
En plus du nivellement et de l’aménagement du site, la société d’État demande à ce que soit aménagé un bureau de chantier d’une superficie d’environ 2100 mètres carrés avec un sous-sol d’ampleur similaire.
La SQI exige aussi que l’entrepreneur choisi puisse, lors des travaux, modifier les services d’utilité publique desservant entre autres le Centre de formation professionnelle des Portages-de-l’Outaouais, situé sur la portion nord-ouest du site Asticou, de même que les stationnements et routes à conserver.
Des visites obligatoires du site sont prévues la semaine prochaine avec les soumissionnaires.
Une étape importante
Pour le Dr Marc Bilodeau, président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, ces premiers signes de travaux sont une étape importante qui prouvera, camions, grues et travailleurs à l’appui, que le projet chemine.
«En principe, à partir de l’été, en fait, donc quelque part fin juin ou en juillet, on va être capable de commencer les travaux, dit-il. [Ce sont] les travaux initiaux, la déconstruction de bâtiments existants. On commence à préparer le terrain, évidemment.»
On pourra éventuellement installer la fameuse pancarte qui démontre noir sur blanc que le chantier de l’hôpital est bel et bien entamé, ajoute-t-il en souriant.
Spécifiant qu’on travaille en collaboration avec la SQI et la Ville de Gatineau pour ces volets, le Dr Bilodeau affirme qu’il faut tenter de «dédramatiser tout cela auprès des citoyens».
«On ne peut pas l’ignorer, mais je pense que si on gère bien et qu’on communique bien, ça minimise l’anxiété qui peut venir autour de ça», poursuit-il.
En avril, devant le scepticisme de certains, Mathieu Lacombe, alors ministre responsable de l’Outaouais, avait justement avancé que c’est l’absence de machinerie lourde sur le site qui rend le mégaprojet d’infrastructure moins concret pour le public à l’heure actuelle.
«Je pense que c’est le syndrome de la pépine. Les gens vont avoir l’impression que ça avance quand ils vont voir des pelles mécaniques sur le terrain. […] Les pelles, on aurait pu les amener il y a trois ans, démonter, déconstruire des bâtiments, puis donner l’impression que ça avance. Dans les faits, ça n’aurait peut-être pas avancé tant que ça», avait-il lancé.
Aucune maquette ou esquisse du futur hôpital n’a jusqu’ici été dévoilée.
Rappelons que le nouvel hôpital doit comprendre notamment 600 lits, 19 blocs opératoires et 55 civières. Son ouverture est projetée en 2034. Le mois dernier, la SQI a indiqué qu’on envisageait que la période de construction, incluant les plans et devis, était estimée à un peu plus de sept ans.
https://www.ledroit.com/actualites/sante...oeur-de-lete-HTCPPWMDXNGLREGCCSXXUDLR3Q/