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Posted Dec 29, 2025, 2:59 PM
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As a franco-Ontarian(ish, its complicated), I always thought that the Sens did a decent job to cater to the francophone population; bilingual announcers, bilingual version of the National Anthem, but I never put myself in the shoes of francophones in Quebec who just live their entire lives in French.
I appreciate having an owner with a working knowledge of the French language who puts in the effort to include the francophone population. I'm not necessarily getting the sense that he quite understands that 10% of Ottawa population is francophone though, and not just the Gatineau side.
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Le bilinguisme naturel de Michael Andlauer déteint sur les Sénateurs
Par Julien Paquette, Le Droit
29 décembre 2025 à 04h07
Si la place du bilinguisme croît chez les Sénateurs d’Ottawa, il faut remercier Monique.

Ce n'est pas un hasard si depuis l'achat des Sénateurs d'Ottawa par Michael Andlauer, les efforts se multiplient envers les francophones et les résidents de l'Outaouais. C'est une seconde nature pour l'homme d'affaires. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
Monique, c’est la mère de Michael Andlauer, le propriétaire de l’équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) de la capitale.
«Elle voulait que je sois bilingue», explique M. Andlauer en entrevue avec Le Droit.
Quand la famille Andlauer habitait dans un secteur majoritairement francophone de Montréal, Michael fréquentait une école primaire anglophone.
Comme plusieurs employeurs anglophones de l’époque, au milieu des années 1970, celui de Monique a déménagé ses bureaux de Montréal vers Toronto.
C’était alors le français du jeune Michael qui devait être protégé. Ce dernier passait donc une partie de ses étés chez ses grands-parents, en France. Ce qui explique son accent différent, lorsqu’il s’exprime en français.
Peu importe les origines de son français, le bilinguisme est une affaire toute naturelle pour le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa.

Michael Andlauer en compagnie de la mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, durant un événement à la Laiterie de l'Outaouais en octobre dernier. (Etienne Ranger/Archives Le Droit)
Avant d’acheter la franchise en 2023, M. Andlauer n’avait pas l’habitude de s’arrêter dans la capitale fédérale durant ses nombreux trajets entre Montréal et Toronto. Il a toutefois vite constaté l’importance du bilinguisme dans la région, lorsqu’il a commencé à y passer plus de temps.
«Je dînais avec ma femme et le serveur était francophone, raconte Michael Andlauer. Il habitait à Gatineau, mais il travaillait à Ottawa. J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de personnes qui faisaient l’un ou l’autre.»
Pour les gens qui habitent depuis longtemps dans la région de la capitale, la frontière entre le Québec et l’Ontario est claire. On s’approche de la rivière des Outaouais et, naturellement, on sait que l’herbe est différente de l’autre côté.
D’un point de vue externe, comme celui qu’avait Michael Andlauer, le mur entre les deux provinces est parfois invisible. Par exemple, à ses premières visites au Club de golf Royal Ottawa, situé tout juste à la sortie du pont Champlain, le propriétaire des Sénateurs n’avait pas réalisé qu’il se trouvait à Gatineau.
«Je savais que Hull ou Gatineau étaient proches, mais je ne savais pas à quel point», dit-il.
Dès que l’interconnexion entre les deux rives est devenue claire pour lui, l’absence de considération pour le marché francophone avait encore moins de sens à ses yeux.
Affirmer que les Sénateurs ne se préoccupaient pas du bilinguisme de leur marché, ce n’est pas une flèche envers ses prédécesseurs, comme le défunt Eugene Melnyk. Quand on parle seulement l’une des deux langues officielles, on remarque moins la présence de l’autre, souligne M. Andlauer.
«Le propriétaire précédent était anglophone, il habitait à Toronto et il ne parlait même pas aux médias d’Ottawa, selon ce que j’ai pu constater, souligne-t-il. Même les propriétaires avant lui, c’était plutôt des anglophones. Ils n’avaient pas le sens du bilinguisme.»
Force est de constater que le changement de culture à l’égard du français, chez les Sénateurs d’Ottawa, ça vient du haut de la pyramide.
Depuis deux ans, les améliorations apportées ont été généralement subtiles, même si elles ont demandé beaucoup de travail.
Tout le contenu écrit sur le site web de l’équipe, par exemple, est depuis quelques mois disponibles dans les deux langues. Ça inclut les articles publiés au quotidien par une équipe d’auteurs embauchée par l’organisation.
Quand il est question du français, il y a encore beaucoup de choses que Michael Andlauer veut améliorer. Son approche, comme il le fait partout depuis qu’il s’est lancé en affaires, c’est de chercher à faire mieux de façon quotidienne.
«Nous sommes partis de rien, expliquait M. Andlauer en octobre dernier durant un événement à la Laiterie de l’Outaouais. Je suis engagé pour l’avenir. Je ne voulais pas faire de grandes éclaboussures en partant, seulement pour qu’on recule l’année suivante. L’investissement sera progressif.»
Le voyage à Québec durant le camp d’entraînement de l’équipe, en septembre était bien plus qu’une mission de séduction des partisans délaissés des Nordiques de Québec, explique le propriétaire des Sénateurs.
«Pour moi, le séjour à Québec, c’était autant pour mes joueurs et leur faire comprendre la culture québécoise, les amener à l’apprécier. Parce qu’il y aura un temps où nous serons plus souvent ensemble à Gatineau», soutient le propriétaire majoritaire des Sénateurs d’Ottawa.
S’il ne connaissait pas très bien la région de la capitale fédérale avant de devenir propriétaire de son équipe sportive professionnelle la plus populaire, M. Andlauer est depuis tombé sous son charme.
«Ottawa, c’est un gros village. Tout le monde se connaît. Ça me ressemble. C’est sympathique et authentique», dit-il.

Le match intra-équipe des Sénateurs d'Ottawa en septembre 2024 ne devrait pas être le dernier événement tenu par l'équipe au Centre Slush Puppie de Gatineau, laisse entendre Michael Andlauer. (Simon Séguin-Bertrand/Le Droit)
On l’a bien vu au cours de la dernière année.
Dans la LNH, Ottawa est considéré comme un petit marché en comparaison avec de grandes villes comme New York, Toronto ou Los Angeles. Michael Andlauer s’est vite porté publiquement à la défense de ses joueurs lorsque des rumeurs de transaction ont commencé à circuler.
Il est même allé jusqu’à accuser indirectement les Rangers de New York de faire du maraudage auprès de son capitaine, Brady Tkachuk, lorsque des rumeurs à son endroit ont été partagées par des médias new-yorkais.
«C’est ma ville maintenant, je l’ai adoptée et j’en suis fier. Je veux protéger tout ce qui implique cette ville. Si on essaie de nous pousser, je ne vais pas retourner dans mon trou, quoi», explique-t-il en entrevue avec Le Droit.
Si la tendance se maintient, les partisans de hockey francophones de la région de la capitale fédérale seront bientôt mieux servis que jamais.
«Il y aura un temps où je vais vivre à temps plein à Ottawa et je m’appliquerai encore plus à la région de l’Outaouais», promet le propriétaire de la franchise.
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https://www.ledroit.com/sports/hocke...EZ27CF7J5OVWA/
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