Les Sénateurs de Gatineau, le temps d’une journée
Par Zakary Mercier, Le Droit
21 septembre 2024 à 16h29
Pour la première fois depuis belle lurette, les Sénateurs d’Ottawa ont tenu une journée d’entraînement de l’autre côté de la rivière des Outaouais.
Les lève-tôt ont eu la chance de discuter et de faire autographier leurs différents items lors d’un tapis rouge. Les joueurs ont défilé les uns après les autres, aux plus grands plaisirs des nombreux réunis.
Deux entraînements et un match intraéquipe étaient également au menu, samedi, au Centre Slush Puppie. Tous les profits de la vente des billets seront remis Centre de Pédiatrie Sociale de Gatineau.
«Ça veut dire beaucoup pour notre organisation et pour moi d’être à Gatineau aujourd’hui. Ça fait un an jour pour jour que je suis devenu le propriétaire de l’équipe. Je suis excité par l’enthousiasme des partisans que j’ai rencontré. Gatineau et Ottawa sont deux marchés de hockey. C’est une belle journée pour notre organisation», a souligné le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Michael Andlauer.
Deux ambassadeurs francophones
«J’avais hâte de jouer devant les partisans de Gatineau, a avoué Giroux. J’ai tellement de beaux souvenirs. C’était un peu bizarre de jouer dans un aréna où mon numéro est accroché au plafond. Les autres joueurs m’ont un peu taquiné avec ça durant la journée, mais j’en suis très fier de ce que j’ai accompli à Gatineau.»
Ce dernier espère convaincre certains partisans de troquer leur chandail des Canadiens de Montréal pour celui des Sénateurs. «Il y a de nombreux passionnés de hockey à Gatineau. Nous voulons voir plus de gens de la région venir nous encourager à la place des Canadiens.»
David Perron en est à ses premiers pas avec les Sénateurs, mais il comprend déjà l’importance du français et de l’importance de l’Outaouais pour l’organisation. «J’espère vraiment aider à créer un lien avec les communautés francophones de la région. Sur les réseaux sociaux, je suis habitué d’écrire en anglais, mais maintenant je vais prendre les quelques minutes de plus pour écrire dans les deux langues. Je le sais que les gens l’apprécient beaucoup alors ça vaut la peine», a souligné le Sherbrookois.
Le vétéran 36 ans est d’ailleurs très heureux d’évoluer dans un marché en partie francophone pour la première fois depuis son passage avec les Panthers de Saint-Jérôme en 2005-2006.
«C’est vraiment plaisant. C’est aussi l’endroit le plus près de la maison que j’ai évolué depuis mon temps à Saint-Jérôme. Ça fait donc très longtemps. J’étais content d’embarquer dans l’auto ce matin et venir à Gatineau. Aussi, pour mes parents qui ne parlent pas trop anglais, ils peuvent enfin venir me voir et commander leur déjeuner en français au resto. Toute le reste de la ma carrière, ils en ont mangé du same thing»
Andlauer enthousiaste pour les plaines LeBreton
Michael Andlauer a commenté pour la première fois l’entente de principe conclu avec la Commission de la capitale nationale pour un terrain sur les plaines LeBreton. «Ce sera un centre événementiel pour toute la région de Gatineau-Ottawa. Je suis très excité par ce beau projet», a-t-il mentionné.
Sans pouvoir confirmer un échéancier précis, il a tout de même un chiffre en tête. «C’est un long processus. J’aimerais tellement ça pouvoir déposer la rondelle au centre de la patinoire dans cinq ans. C’est mon objectif.»
Le commissaire de la Ligue nationale de hockey Gary Bettman l’a même appelé, vendredi, pour le féliciter pour l’entente de principe. Ce dernier a tout même eu une frousse lorsqu’il a vu le nom sur son afficheur. «Je lui ai immédiatement demandé s’il m’appelait pour m’enlever un autre choix de première ronde, a lancé Andlauer en riant. Il m’a dit que je devais être un peu moins paranoïaque et émotif. Je lui ai répondu que je serai toujours émotif, mais que je vais travailler sur mon côté paranoïaque.»
Des opportunités pour Gatineau
La mairesse de Gatineau Maude Marquis-Bissonnette était sur place pour effectuer la mise au jeu protocolaire du match préparatoire. «Nous sommes très contents d’accueillir les Sénateurs et nous voyons qu’il y a de l’enthousiasme de la part des citoyens. C’est une excellente nouvelle.»
Toujours parmi les bonnes nouvelles, Marquis-Bissonnette s’est dite très heureuse du dénouement concernant l’entente de principe entre les Sénateurs et la Commission de la capitale nationale.
«C’est très positif. Pour la ville de Gatineau, je crois qu’il y a vraiment une opportunité à saisir. Il y a une proximité avec notre centre-ville alors nous devrons travailler pour saisir les nombreuses retombées qui peuvent en découler, surtout concernant la relance de notre centre-ville.»
Au cours des dernières semaines, l’organisation des Sénateurs ainsi que la Ville de Gatineau ont confirmé qu’il y avait des pourparlers entourant la possible construction d’un Sensplex sur la rive gatinoise. Cette nouvelle tombe à point alors que les projets d’un complexe sportif dans l’est et l’ouest de la ville stagnent depuis quelque temps.
«Il y a de l’intérêt de part et d’autre. Nous sommes maintenant à étudier toutes les options et si nos projets respectifs peuvent s’arrimer.»
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