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Posted Oct 6, 2022, 12:07 PM
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Sounds like funding issues with the governments might force Gatineau to go another route... Wonder if it's just scaremongering to get the feds and province to work it out or if it's really going to be scrapped.
Quote:
Le projet de tramway de Gatineau tel que présenté à la population pourrait être abandonné dès cet automne, a appris Le Droit.
Ce scénario qui était jusqu’à tout récemment non envisageable est plus sérieusement évoqué à la Ville de Gatineau depuis quelques semaines. «Il faut se repositionner», déclare la mairesse France Bélisle. L’incapacité du fédéral et du provincial à s’entendre sur le financement et la gestion du projet de transport interprovincial, identifié comme étant le plus compliqué du genre au Canada, force la Ville de Gatineau à une difficile remise en question du projet.
Changements au tracé, abandon du lien interprovincial ou encore révision du choix de la technologie; des questions qui ne se posaient pas il y a tout juste quelques mois commencent à se faire entendre dans les couloirs de la Maison du citoyen. La capacité de la Ville de Gatineau à planifier et réaliser les travaux d’envergure sur les infrastructures municipales qu’un projet sur rails commande demeure pour l’instant un point d’interrogation. Une présentation aux élus à cet effet, plus tard en octobre, serait d’ailleurs dans les cartons de la haute direction de la Ville.
Dans l’attente du financement fédéral pour les études d’avant-projet du tramway, estimées à 150 millions de dollars, les signes d’impatience de la part de la Ville et de la Société de transport de l’Outaouais (STO) se sont multipliés au cours des derniers mois. La nécessité de pouvoir rapidement passer à l’étape suivante sera de nouveau soulignée à grand trait, cette semaine, par la Ville de Gatineau.
« Le premier ministre du Québec m’a assuré de ses intentions de nous suivre dans nos besoins de transport. Le fédéral a également confirmé son intérêt. Tous les partis appuient une solution structurante, mais peut-être pas dans le modèle actuellement sur la table. » — France Bélisle, mairesse de Gatnau
Le «comité exécutif» du tramway de Gatineau, qui réunit le ministère des Transports du Québec (MTQ), Services publics et approvisionnement Canada (SPAC), la Ville de Gatineau, la Commission de la capitale nationale et la Ville d’Ottawa, doit se rencontrer vendredi. «On se donne encore le droit de rêver, mais la situation doit évoluer», affirme une source au cabinet de la mairesse. «Nous avons la responsabilité d’avoir une vision à long terme, mais nous avons des enjeux maintenant, a ajouté la mairesse. Il faut rapidement définir nos options. Ça fait huit ans qu’on parle d’un tramway qui prendra au bas mot plus de dix ans à se concrétiser. L’attente a assez duré.»
Les hauts fonctionnaires de la Ville de Gatineau douteraient fortement de la possibilité de voir un jour le gouvernement fédéral financer un projet interprovincial entièrement mené par un organisme gouvernemental québécois. Les écueils engendrés par les critères des programmes de financement fédéraux sur lesquels s’est entendu le gouvernement du Québec en 2017 ajouteraient à la complexité du dossier. Malgré les engagements politiques de trouver une voie de passage, le dossier fait du surplace depuis des mois.
«Il faut se repositionner»
La question a été abordée avec le premier ministre du Québec, François Legault, lors de sa dernière visite à Gatineau. Québec serait prêt à envisager, avec la Ville de Gatineau, un changement de projet. Le fédéral n’attendrait pour sa part qu’une proposition moins complexe pour investir des centaines de millions de dollars dans le transport en commun de Gatineau.
France Bélisle note que le projet de tramway actuellement proposé présente d’«immenses» enjeux de gouvernance qui fragilise sa réalisation. «Il faut se repositionner et proposer des phases dans le temps, avec des solutions à court, moyen et long terme, dit-elle. Ceci dit, le premier ministre du Québec m’a assuré de ses intentions de nous suivre dans nos besoins de transport. Le fédéral a également confirmé son intérêt. Tous les partis appuient une solution structurante, mais peut-être pas dans le modèle actuellement sur la table.»
La Ville prendrait le contrôle du projet
Depuis le début, le projet de tramway est sous la responsabilité de la STO, contrairement à la Ville de Québec qui elle est aux commandes de son projet de tramway. Le transporteur public des Gatinois agit donc comme maître d’œuvre et est le principal interlocuteur auprès des partenaires gouvernementaux. L’arrivée de l’administration Bélisle et de Simon Rousseau dans le poste de directeur général de la Ville de Gatineau viendrait changer la donne.
La création par M. Rousseau du nouveau service de la mobilité à la Ville de Gatineau qui sera dirigé par Catherine Marchand serait loin d’être étranger à la volonté de la Ville d’avoir un meilleur contrôle sur le projet structurant de l’ouest. Le président de la STO, Jocelyn Blondin, a été mis au courant des changements à venir, confirme le cabinet de Mme Bélisle.
«L’expérience de notre visite à Québec, et leurs moyens de faire avancer leur projet de transport structurant a été très éclairante, explique Mme Bélisle. La nouvelle structure proposée par le directeur général de la Ville, et la création du service de mobilité est une piste de solution concrète. Nous aurons aussi des discussions avec les équipes à l’interne. Nous ne les avons jamais entendues. Elles nous présenteront enfin leurs perspectives cet automne.»
La capacité de la Ville à réaliser les travaux d’infrastructures inhérents à ce projet demeurerait un point d’interrogation pour l’instant. Les gouvernements fédéral et provincial auraient des doutes à cet effet. Cet élément du dossier ferait partie de la présentation prévue à la fin du mois.
Interventions à court terme
La possibilité de voir le fédéral et le provincial s’entendre sur le financement du projet de tramway tel que présenter demeure dans le domaine du possible et n’est pas encore officiellement écartée, mais la Ville de Gatineau ne s’empêcherait plus d’élaborer des scénarios de remplacement qui pourraient faire l’objet d’un financement plus rapide de la part de gouvernement provincial et fédéral. Bien que les études jusqu’ici réalisées et publiées par la STO convergent toutes vers le tramway comme modèle à privilégier et que le projet bénéficie d’un appui politique clair de la part du conseil municipal de Gatineau, des scénarios de rechange seraient en préparation.
Ainsi, un service rapide par bus (SRB) entièrement électrique qui pourrait desservir l’ouest de la ville grâce à des voies dédiées et des parties de tracé en site propre, comme le Rapibus, pourrait refaire surface après avoir été mis de côté par l’étude de faisabilité de la STO. Un tel projet aurait l’avantage d’être moins lourd à porter pour la Ville puisqu’il nécessiterait moins de travaux d’envergure sur les infrastructures souterraines. Le tracé pourrait évidemment relier l’ouest au centre-ville de Gatineau, mais pourrait aussi être revu afin de prendre en considération la construction du futur hôpital de 600 lits sur la rue d’Edmonton, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Gatineau souhaiterait obtenir l’aide financière de Québec rapidement afin d’améliorer son réseau de voies réservées au transport en commun, notamment sur le boulevard du Plateau. La Ville tenterait aussi d’accentuer la pression sur Québec pour accélérer le projet d’urbanisation du chemin Vanier, artère devenue névralgique dans l’ouest.
L’enjeu de l’arrimage avec le réseau de transport de la Ville d’Ottawa demeurerait toutefois entier. Le fédéral, affirme une source dans l’entourage de la mairesse Bélisle, pourrait être tenté de le régler en finançant un projet entièrement fédéral de boucle ferroviaire qui emprunterait le pont du Portage, la rue Wellington à Ottawa, le futur pont Alexandra et la rue Laurier à Gatineau.
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https://www.ledroit.com/2022/10/06/t...179a9428603499
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