Si j'ai fait un thread pour cette nouvelle, c'est parce que, comme un nouveau gros building, un nouveau nouveau nom de rue pour un artère important ça change aussi la ville.
alors voici que notre Park Avenue (l'avenue Du Parc) deviendra probablement l'avenue Robert Bourrassa. Peut-être même que Bleury (la continuation de Parc au Sud) deviendra aussi Robert Bourassa. Juste sur Parc, La Presse dit qu'il y a environ 10,000 inscriptions d'adresses (c'est du monde à messe).
vous savez probablement déjà tous mon point de vue sur les changements de noms, et pour celui-ci j'ajouterai un commentaire. Notre parc du Mont-Royal fut créé par Frederick Law Olmstead, le gars qui a créé le Central Park à New York, alors voilà pourquoi nous aussi avions un Park Avenue - c'est pas une copie de New York, nous aussi c'est (c'était) le real deal. J'vois pas pourquoi, dans le désire de préserver notre culture et notre histoire (en commémorant Bourrassa, par exemple), on le fait pas en préservant aussi d'autres parties intégrales de notre culture et notre histoire. Park Avenue, ce n'est pas une personne, ce n'est pas une carrière politique, c'est . . . exactement, ça ne décrit pas comme une biographie, it just is what it is - l'avenue du Parc, entre autre une commémoration à un autre grand citoyen de notre ville: la montagne, un rappel que la ville ce n'est pas que des citoyens individuels mais aussi la ville elle-même et ses attributs particuliers (ainsi que les grands projets qui la coiffent, comme le Parc, car la montagne n'a pas toujours eu l'énorme chef-d'oeuvre qu'est ce parc). anyway, ça c'est mon opinion. de toute façon, moi je vote libéral, alors vive Bob Bourrassa, et comme avait dit De Gaulle: vive le Québec . . libéral!!
HOMMAGE À ROBERT BOURASSA
Les péquistes seront finalement de la cérémonie
Denis Lessard
La Presse
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C’est l’avenue du Parc qui devra être rebaptisée pour marquer la mémoire de l’ex-premier ministre s’il n’en tient qu’à l’administration Tremblay, ont confié des sources proches des discussions. Les deux options seront présentées, « mais le maire Tremblay et son entourage voient beaucoup plus de prestige rattaché à l’avenue du Parc à cause des travaux qui ont été effectués », a-t-on confié à La Presse.
Les proches de Robert Bourassa, dont sa femme Andrée Simard, avaient en revanche un attachement sentimental pour le boulevard Saint-Joseph, qui traverse le quartier où l’ancien premier ministre a vécu sa jeunesse. Mais le choix de l’avenue du Parc remportait finalement l’adhésion du comité responsable de la commémoration de M. Bourassa.
Plus simple et plus prestigieux
Des sources proches de ces réflexions indiquent que l’administration Tremblay, sans oser le dire explicitement, penche depuis un bon moment en faveur de l’avenue du Parc plutôt que du boulevard Saint-Joseph pour souligner la contribution du défunt premier ministre.
Dans l’axe nord-sud, l’avenue du Parc a bénéficié de travaux importants, des rénovations qui en font une avenue plus prestigieuse.
Le secteur de l’avenue du Parc, qui fut baptisée ainsi à cause de la proximité du parc du Mont-Royal, était, à la fin du XIXe siècle, identifié comme Fletcher’s Fields, et on y trouvait un terrain de golf. On y pratiquait aussi la chasse à courre, rappelle le rapport du comité de toponymie de la Ville de Montréal, dirigé par Louise Letocha. Le rapport ne fait pas de suggestion explicite – dans les deux cas, trois arrondissements sont touchés.
La démolition de l’échangeur des Pins-du Parc confère un nouveau cachet à tout le secteur, rappelle-t-on aussi.
Mais surtout, le choix de l’avenue du Parc pose moins de problèmes pour les changements d’adresse. On compte grosso modo 10 000 inscriptions sur du Parc, soit les deux tiers seulement des inscrits sur Saint-Joseph. Le boulevard Saint-Joseph ne compte pas de partie non construite, contrairement à l’avenue du Parc.
Cette avenue représente la limite ouest du Plateau Mont-Royal, le quartier d’appartenance de M. Bourassa. Il constituait dans les années 70 la frontière ouest de sa circonscription de Mercier. À la Ville de Montréal, on réfléchit même à la possibilité de renommer Robert-Bourassa le prolongement de l’avenue du Parc vers le sud, la rue de Bleury, pour que l’avenue Robert-Bourassa croise le boulevard René-Lévesque.
L’administration Tremblay est également sensible aux arguments de bien des citoyens réticents à voir le boulevard Saint-Joseph changer de nom. Cette artère de l’Est était la limite sud des terres appartenant à la congrégation des Hospitalières de Saint-Joseph, qui avaient assisté Jeanne Mance dans son travail auprès des malades.
Le député péquiste de Mercier, Daniel Turp, a aussi souligné dans une lettre que le toponyme de Saint-Joseph avait été immortalisé dans l’œuvre de Michel Tremblay et, par conséquent, ne devrait pas être modifié.